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conditions de vie des enfants incarcérés avec leurs mères en RDC

Objectif global
Améliorer les conditions de vie des enfants des mères incarcérées dans les prisons de la RDC
Objectifs spécifiques
Venir en aide aux enfants vivant avec leurs mères dans la prison centrale
Appuyer les mères de ces enfants, en renforçant leur capacité dans l’entrepreneuriat
Eveiller le gouvernement dans l’application des textes de lois.
Introduction
L’enfant n’a pas choisi de naitre ou de grandir en prison. Aborder l’incarcération du point de vu des proches de détenus, offre un autre regard sur l’institution carcérale et sur ces frontières.
En effet, les conditions de l’enfant dans le monde en raison de sa vulnérabilité, de sa dépendance par rapport au milieu, de son manque de maturité physique, intellectuelle et émotionnelle, nécessitant des soins spéciaux et une protection particulière n’ont cessées d’interpeler depuis un certain temps la communauté internationale.
L’assemblée générale des nations unies a adoptée le 20 novembre 1989, la convention aux droits de l’enfant.
Les Etats Africains, pour leur part, ont adoptés en 1990, la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant pour assurer une protection et apporter un regard particulier sur la situation critique de nombreux enfants à travers tout le continent.
La RDC, n’est pas restée indifférente ; elle a en 2006, adoptée une loi portant protection de l’enfant. Elle s’est donné la résolution de s’engager dans la voie de faire de la protection de l’enfant son cheval de bataille. Ainsi, cette loi poursuit notamment les objectifs ci-après :
Garantir à l’enfant le droit de bénéficier des différentes mesures administratif, social, judiciaire, éducatif, sanitaire et autre visant à le protéger de toute forme d’abandon, de négligence, d’exploitation et d’atteinte physique, morale, psychique et sexuelle.
Diffuser et promouvoir la culture des droits et devoirs de l’enfant et en faire connaitre à celui-ci les particularités intrinsèques en vue de garantir l’épanouissement intégral de sa personnalité et de le préparer à ses responsabilités citoyennes.
Faire participer l’enfant à tout ce qui le concerne par des moyens appropriés susceptibles de l’aider à acquérir les vertus du travail, de l’initiative et de l’effort personnel.
Cultiver en lui les valeurs de solidarité, de tolérance, de paix et de respect mutuel afin de l’amener à prendre conscience de l’indissociabilité de ses droits et devoirs par rapport à ceux du reste de la communauté.
Renforcer la responsabilité des parents, de la famille et de l’ensemble de la communauté à l’égard de l’enfant.
Mais, la question qui se pose, c’est que le pays (gouvernement) pense-t-il de ses enfants qui naissent dans les maisons pénitentiaires ?
Situation des enfants des mères incarcérées à la prison centrale de Bukavu
Après une enquête menée à la prison centrale de Bukavu, à l’Est de la RDC, un constat amère a été fait dans ce sens ; la prison renferme environ 37 femmes dont au moins une vingtaine parmi elles vivent avec leurs enfants en prison et dont la plus part de ces enfants sont des nourrissons.
Parmi ces femmes, il y a des mères adolescentes qu’on appelle communément « fille-mère », incarcérée injustement et arbitrairement, sans procès et qui sont obligées de vivre avec leurs nourrissons.
Cependant, la loi n0 09/001 du 10 janvier 2009, portant protection de l’enfant, à son article 6, alinéa 2 et 3 qui stipule que : « 2. Par intérêt supérieur de l’enfant, il faut entendre le souci de sauvegarder et de privilégier à tout prix ses droits  3. Sont pris en considération avec les besoins moraux, affectifs et physiques de l’enfant, son âge, son état de santé, son milieu familial et les différents aspects relatifs à sa situation », ces enfants voient leur droit leur être bafoué, car le milieu dans lequel ils vivent n’est pas favorable à leur épanouissement à la fois social et affectif.
A son article 17 ;  « tout enfant a droit a un milieu familial, cadre idéal où ses besoins matériels, moraux et affectifs sont pris en compte pour son épanouissement ».
Que dire de ces enfants qui naissent, grandissent et dont certains meurent dans cette prison ?, les enfants qui ne seraient pas scolarisés par ce qu’ils ne seraient condamnés à vivre avec leur mères en détention tout au long de leur peine, les enfants qui reçoivent de l’éducation pénitentiaire, respirent l’aire de la prison. Que serait le Congo 10 ans, 20 ans après alors qu’elle est la jeunesse d’aujourd’hui ?
Conclusion
Nous recommandons au gouvernement de la RDC d’appliquer la loi pour ces enfants selon l’article 64 de la loi n0 09/001 du 10 janvier 2009, portant protection de l’enfant.
Aux ONG nationales et internationales qui œuvre dans le domaine de droit de l’enfant de s’impliquer à ce sujet.
A GAO d’appuyer les enfants dont les mères sont détenues en prison et renforcer les capacités de ces mères.
papy yenga

Date de la publication : 2019-06-27 19:28:10
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